Le barème des frais kilométriques 2026 applicable à la déclaration des revenus 2025 est désormais publié. Il est reconduit à l’identique de 2025, sans aucune revalorisation des coefficients. Pour les salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour le travail, l’arbitrage entre déduction forfaitaire de 10 % et frais réels reste le levier fiscal principal à maîtriser cette année.
Barème kilométrique 2026 des automobiles : les coefficients officiels
| Puissance administrative | Jusqu’à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d x 0,529 | (d x 0,316) + 1 065 | d x 0,370 |
| 4 CV | d x 0,606 | (d x 0,340) + 1 330 | d x 0,407 |
| 5 CV | d x 0,636 | (d x 0,357) + 1 395 | d x 0,427 |
| 6 CV | d x 0,665 | (d x 0,374) + 1 457 | d x 0,447 |
| 7 CV et plus | d x 0,697 | (d x 0,394) + 1 515 | d x 0,470 |
La variable « d » représente la distance annuelle parcourue en kilomètres. Un salarié roulant avec un véhicule de 4 CV sur 4 000 km obtient par exemple : 4 000 x 0,606 = 2 424 euros de frais déductibles.
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Les véhicules 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % sur le montant calculé. Les hybrides, en revanche, suivent le barème standard sans bonus.
Frais réels ou abattement forfaitaire de 10 % : le calcul qui tranche

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Par défaut, l’administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 10 % sur les traitements et salaires pour couvrir les frais professionnels. Opter pour les frais réels n’a de sens que si le total de ces frais dépasse ce forfait.
L’erreur fréquente consiste à ne comparer que les frais kilométriques au forfait de 10 %. La déduction au réel englobe aussi d’autres postes : repas pris hors du domicile, matériel professionnel, formation, double résidence dans certains cas. Additionner tous les postes avant de comparer au forfait change souvent le résultat.
Un salarié dont le revenu net imposable se situe autour de la moyenne nationale et qui roule moins de 5 000 km par an pour le travail a peu de chances de dépasser le forfait avec les seuls frais kilométriques. À l’inverse, un trajet domicile-travail long combiné à des frais de repas réguliers fait basculer le calcul.
Plafond des 40 km par trajet domicile-travail : règle et exceptions
La déduction des frais kilométriques pour le trajet domicile-travail est plafonnée à 40 km par aller simple. Un salarié habitant à 60 km de son lieu de travail ne peut en principe déduire que 40 km, sauf à justifier de circonstances particulières.
Les situations reconnues par l’administration fiscale comme justifications valables incluent :
- Un emploi du conjoint situé dans une autre zone géographique, rendant le rapprochement impossible sans perte de revenu pour le foyer
- Des contraintes liées à la scolarité des enfants dans un établissement spécialisé éloigné
- Un état de santé nécessitant la proximité d’un centre de soins particulier
- La précarité ou la spécificité de l’emploi (CDD, mutation récente) qui rend le déménagement disproportionné
Le contribuable doit mentionner le motif dans la rubrique dédiée de la déclaration. Sans justification, l’administration ramène la distance à 40 km lors d’un contrôle.
Barème kilométrique 2026 des deux-roues et vélos
Les concurrents se concentrent sur l’automobile, mais le barème fiscal couvre aussi les motos, scooters, cyclomoteurs et vélos. Voici les coefficients pour les cyclomoteurs (cylindrée inférieure ou égale à 50 cm3) :
| Distance | Formule cyclomoteurs |
|---|---|
| Jusqu’à 3 000 km | d x 0,315 |
| De 3 001 à 6 000 km | (d x 0,079) + 711 |
| Au-delà de 6 000 km | d x 0,198 |
Pour les motos et scooters de plus de 50 cm3, des barèmes distincts s’appliquent selon la puissance fiscale du véhicule. La majoration de 20 % pour les véhicules électriques vaut aussi pour les deux-roues.

Le vélo, y compris à assistance électrique, peut donner lieu à une déduction au titre des frais réels. Le barème spécifique au vélo reste peu utilisé par les déclarants, mais il existe et couvre l’usure, l’entretien et les accessoires liés au déplacement professionnel.
Changement de véhicule en cours d’année : le calcul à ne pas rater
Un salarié qui change de voiture au cours de l’année fiscale doit appliquer le barème séparément pour chaque véhicule. La puissance fiscale du premier véhicule s’applique aux kilomètres parcourus avec celui-ci, puis celle du second pour le reste de l’année.
Les deux calculs sont additionnés sur la déclaration, chacun avec sa propre tranche kilométrique. Appliquer la puissance du véhicule le plus récent à l’ensemble du kilométrage annuel constitue une erreur qui peut déclencher un redressement.
Le gel du barème kilométrique pour 2026 signifie que les salariés à revenus constants et kilométrage stable verront leur déduction rester identique à l’année précédente. L’écart de rentabilité entre frais réels et forfait de 10 % ne bouge donc pas non plus. Le seul levier supplémentaire reste le passage à un véhicule électrique, dont la majoration de 20 % peut suffire à faire basculer l’arbitrage fiscal en faveur des frais réels.

