On a tous eu ce moment : un livret A plein, une assurance vie qui dort, et une somme qui stagne sur un compte courant en attendant un projet dans un ou deux ans. Le compte à terme (CAT) répond précisément à cette situation, celle d’un capital disponible dont on n’a pas besoin immédiatement mais qu’on refuse de laisser s’éroder par l’inflation.
Avec des encours qui approchaient 420 milliards d’euros fin mars 2026, contre 444 milliards pour le Livret A selon Le Monde, le CAT n’est plus un produit de niche réservé aux patrimoines importants.
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Trésorerie excédentaire : le compte à terme comme sas de placement
Le cas le plus fréquent, c’est celui d’une somme en attente. Produit d’une vente immobilière, prime exceptionnelle, héritage en cours de succession : on sait qu’on va utiliser cet argent, mais pas dans les semaines qui viennent. Laisser cette trésorerie sur un compte courant revient à accepter une perte nette face à l’inflation.
Le CAT permet de bloquer un capital sur une durée choisie en échange d’un taux garanti. On verse une somme unique, on fixe l’échéance (de un mois à plusieurs années), et on connaît le rendement dès la souscription. Pas de surprise, pas de fluctuation de marché.
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Pour cette utilisation en sas de placement, le compte à terme de Distingo bank propose une souscription 100 % digitale, ce qui évite les allers-retours en agence quand on veut simplement parquer un capital le temps d’arbitrer.
La contrainte à garder en tête : un retrait anticipé entraîne une pénalité sur les intérêts. Si la date de votre projet n’est pas claire à quelques mois près, un livret non réglementé ou un fonds euros en assurance vie peut mieux convenir. Le CAT fonctionne quand on a un horizon précis.

Compte à terme et livrets réglementés : articuler les deux sans doublon
On entend souvent qu’il faut remplir son Livret A et son LDDS avant de regarder ailleurs. Sur le principe, c’est logique : ces livrets sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Leur rendement net est donc supérieur à un CAT de taux brut équivalent.
La question se pose différemment une fois les plafonds atteints. Le surplus n’a plus rien à faire sur un livret plafonné. C’est là que le CAT entre dans la stratégie, non pas en remplacement, mais en complément. Concrètement, on peut structurer son épargne sans risque en trois couches :
- Les livrets réglementés (Livret A, LDDS) pour l’épargne de précaution immédiatement disponible, jusqu’aux plafonds légaux
- Le compte à terme pour la tranche de capital mobilisable à moyen terme, avec un taux fixe garanti supérieur à celui d’un livret bancaire classique
- L’assurance vie en fonds euros pour l’épargne longue, avec les avantages fiscaux liés à l’ancienneté du contrat
L’erreur fréquente consiste à placer en CAT ce qui devrait rester liquide. On recommande de conserver au minimum trois à six mois de dépenses sur un support disponible avant de bloquer quoi que ce soit.
Pour comparer les offres de CAT entre elles, Distingo bank affiche ses grilles de taux directement en ligne, ce qui facilite le calcul du rendement net selon la durée choisie.
Fiscalité du compte à terme en 2026 : ce que le PFU à 31,4 % change concrètement
Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) applicable aux intérêts de comptes à terme est passé à 31,4 %, contre 30 % auparavant. Cette hausse provient du relèvement de la CSG de 9,2 % à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux à 18,6 %. L’impôt sur le revenu forfaitaire reste à 12,8 %.
En pratique, un taux brut de 3 % ne rapporte plus que 2,06 % net après PFU. Sur un placement de quelques dizaines de milliers d’euros à un an, la différence avec l’ancien PFU reste modeste en valeur absolue, mais elle pèse sur les durées courtes où le rendement est déjà serré.
L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste possible. Elle devient intéressante si votre taux marginal d’imposition est inférieur à 12,8 %. Les contribuables non imposables ou dans la tranche à 11 % ont intérêt à simuler les deux options lors de leur déclaration.
Comparer le rendement net du CAT aux autres placements sans risque
Le Livret A, exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux, reste difficile à battre pour un CAT de courte durée, puisqu’il faudrait un taux brut sensiblement supérieur pour obtenir un rendement net équivalent après PFU à 31,4 %. Le CAT redevient compétitif sur des durées de 12 mois et plus, où les taux bruts proposés dépassent régulièrement ce seuil.
Pour l’assurance vie en fonds euros, les retours varient sur ce point selon les contrats, mais les meilleurs rendements annuels bruts tournent dans la même zone que les CAT à deux ans. La différence se joue sur la fiscalité avantageuse après huit ans de détention du contrat.
Stratégie d’épargne avec un CAT : l’échelonnement des échéances
Plutôt que de placer la totalité d’un capital sur un seul compte à terme, on peut répartir la somme sur plusieurs CAT d’échéances différentes. Cette technique, parfois appelée « laddering », libère une fraction du capital à intervalles réguliers.
Par exemple, avec quatre comptes à terme échelonnés à 6, 12, 18 et 24 mois, on récupère une partie de son épargne tous les six mois sans subir de pénalité de retrait anticipé. Chaque tranche arrivée à échéance peut être réinvestie sur un nouveau CAT à 24 mois, profitant des taux longs généralement plus élevés.
- Tranche 1 à 6 mois : couverture d’un besoin identifié à court terme (travaux, impôt)
- Tranche 2 à 12 mois : capital mobilisable pour un apport ou un investissement
- Tranche 3 à 18-24 mois : rendement optimisé sur la partie dont on est certain de ne pas avoir besoin
L’échelonnement réduit le risque de devoir casser un CAT avant son terme. C’est une approche pragmatique qui combine la sécurité du taux garanti avec une forme de liquidité programmée.

Le compte à terme s’intègre dans une stratégie d’épargne quand on sait ce qu’on en attend : un rendement garanti, sans risque, sur une durée définie. Avec le PFU à 31,4 %, le calcul du rendement net avant souscription n’est plus optionnel. Raisonner en couches (livrets, CAT, assurance vie) et échelonner les échéances reste la méthode la plus solide pour ne bloquer que ce qu’on peut se permettre de bloquer.

