Prix câble cuivre non dénudé au kilo : le vrai montant payé par les ferrailleurs

Le 7 mai 2024, le cuivre s’est échangé à 9 800 dollars la tonne à la London Metal Exchange, alors que le prix d’achat moyen du câble non dénudé payé au kilo par les ferrailleurs français plafonnait à 3,10 euros. Voilà ce que disent les chiffres. Entre les fluctuations du marché mondial et les pratiques locales, l’écart n’a jamais été aussi flagrant, ni aussi mal compris.

Comprendre le prix du câble cuivre non dénudé en 2026 : tendances, critères et réalités du marché

Fixer un prix câble cuivre non dénudé au kilo en 2026, c’est marcher sur un fil tendu entre la spéculation effrénée de la London Metal Exchange et le pragmatisme des ferrailleurs, qui jugent sur pièce : état du câble, quantité de cuivre, qualité du recyclage. Le cuivre millberry, ce métal nu, éclatant, quasiment exempt d’impuretés, attire les convoitises et se négocie cher. À l’inverse, le câble non dénudé subit une décote marquée, conséquence directe de la présence d’enrobages et d’alliages qui rognent sa valeur à chaque pesée.

Les ferrailleurs passent tout au crible. Voici ce qu’ils évaluent avant de fixer leur tarif :

  • Rapport entre cuivre et matériaux isolants, qu’il s’agisse de plastique ou de caoutchouc
  • Quantité de cuivre dénudé potentielle récupérable sur chaque type de câble
  • Niveau d’oxydation et taux de résidus ou impuretés

En 2026, l’incertitude domine sur le marché mondial des métaux. Le cours cuivre varie au gré des annonces venues de la London Metal Exchange, des mouvements de stocks en Asie ou de la demande européenne liée à la relance industrielle. Mais dans la réalité, sur le terrain, le prix cuivre kilo affiché ne concerne presque jamais le câble non dénudé. La différence tient à la difficulté du tri, au temps passé à séparer cuivre, isolants, autres métaux. S’attaquer au recyclage cuivre, ce n’est pas seulement jouer avec des chiffres : il faut du savoir-faire, de la main-d’œuvre, de la méthode.

La nature même du câble influe sur la décote. Un gros câble industriel, peu chargé en isolant, sera bien mieux payé qu’un câble domestique mêlant cuivre, aluminium et épaisse gaine. Les pros du recyclage câbles ne s’y trompent pas : la qualité prime sur la quantité.

Jeune femme tenant des câbles de cuivre dans un yard

Combien paient vraiment les ferrailleurs ? Astuces pour comparer les offres et optimiser la revente

Le vrai montant payé par les ferrailleurs pour du câble cuivre non dénudé s’éloigne souvent de ce que laissent entendre les cours mondiaux. Même si le cours cuivre flambe à la London Metal Exchange, sur le terrain, les prix sont taillés à la réalité locale. En 2026, la plupart des professionnels achètent le câble non dénudé entre 2,50 et 3,20 euros le kilo, selon la pureté du lot, son origine, la part réelle de cuivre. Chaque intermédiaire retient une marge, pour le temps passé à trier, pour l’incertitude sur la propreté du métal.

Pour éviter de vendre à perte, mieux vaut comparer les offres avec méthode. Quelques points à vérifier systématiquement :

  • Assister à la pesée de vos câbles, sur une balance certifiée et visible
  • Demander la grille tarifaire précise, qui distingue bien cuivre dénudé et câble brut
  • Contrôler si la présence d’aluminium, de laiton ou d’alliages modifie le tarif appliqué
  • Confronter les prix rachat auprès de plusieurs sites spécialisés ou directement chez les récupérateurs locaux

Le prix rachat cuivre varie sans cesse. Certains ferrailleurs paient mieux les gros lots, d’autres privilégient les câbles triés ou acceptent seulement des apports réguliers. L’écart se creuse aussi selon la région, la concurrence ou la demande en métaux ferreux et non ferreux. Pour tirer le meilleur prix, le tri reste la règle d’or : séparer cuivre, laiton, aluminium, distinguer les câbles électriques des moteurs ou radiateurs, éviter l’oxydation excessive. Plus le lot est propre et homogène, plus il se valorise.

Négocier n’est jamais anodin : connaître le type de cuivre, présenter un lot cohérent, surveiller l’évolution du cours, voilà ce qui permet de transformer une simple vente en affaire avisée. Les ferrailleurs ne font pas de cadeaux, mais ils savent récompenser la rigueur. La différence se joue parfois à quelques centimes, parfois à plusieurs centaines d’euros sur une cargaison. Préparez vos lots, renseignez-vous, et pesez chaque argument : le cuivre n’a jamais autant mérité qu’on s’y intéresse de près.